On ne sculpte pas en caressant le marbre

Je cède aujourd’hui la colonne à mon confrère et ami, Michel Keravec. Michel a souhaité réagir à la lettre sur l’alpinisme de Jean-Marc Dupuis.

Bonne lecture !

Eric Müller


Chers amis,

Je viens de lire la dernière lettre de Jean-Marc Dupuis : Sport : arrêtez les dégâts.

Et pour une fois, je ne suis pas d’accord avec lui !

En substance, Jean-Marc explique que les sportifs de l’extrême sont des frustrés qui se précipitent vers leur mort par besoin de reconnaissance.

Je trouve d’ailleurs sa critique surprenante, compte tenu qu’il est, lui aussi, un sportif de l’extrême… Je m’explique :

Jean-Marc Dupuis fait partie de ceux qui disent des vérités qui dérangent, et qui en assument les conséquences. Il n’a pas peur de la censure, ni des contre-attaques des autorités, des grands groupes pharmaceutiques ou des géants du web.

Ses combats font de lui un résistant face à l’ordre établi.

Et en faisant cela, il prend de gros risques !

Et je vais te dire, Jean-Marc : je suis convaincu que ça te rend meilleur, de prendre de tels risques.

 

Comment se forger des nerfs d’acier

Je vais parler de mon expérience personnelle :

Il y a quelques années, je travaillais comme Risk Manager pour une grande compagnie aérienne.

C’est un métier stressant où l’on doit assurer à la fois sécurité de nos clients et du personnel, mais aussi la stabilité financière de l’entreprise.

Cela requiert des compétences techniques, un vrai sens de la diplomatie, mais surtout des nerfs de chirurgien.

Où croyez-vous que je les aie bâtis, ces nerfs ?

C’est le sport, avec ce qu’il demande comme efforts et comme abnégation, qui me permettait de tenir pendant les situations de crise.

L’intérêt des pratiques sportives intenses, voire « extrêmes », est qu’elles donnent du recul sur les événements (le « sang froid »). On ne se laisse plus surprendre par une montée d’adrénaline ; on sait à quoi ça ressemble.


« Tu essaies de prouver quelque chose à quelqu’un ? »

À cette époque, je pratiquais un sport de force dérivé de l’haltérophilie. Ces sports ne sont pas représentés aux Jeux Olympiques, ne passent pas à la télévision et ne font pas l’objet de compétitions officielles.

Et surtout, c’est le genre de sport que personne dans votre entourage ne comprend…

  • Pourquoi est-ce que tu t’infliges ça ?
  • Ça n’a aucun sens, il n’y a pas de règles, pas de compétitions ! Un vrai truc de sauvage !
  • Tu essaies de prouver quelque chose à quelqu’un ?

J’ai mis du temps à faire comprendre à mes proches pourquoi je pratiquais un sport aussi dur, intense et douloureux.

Se lever aux aurores pour aller soulever de la fonte jusqu’à n’en plus pouvoir… Pour mes amis, j’avais forcément un problème.

Mais voilà ce que je cherchais : le goût du travail, l’abnégation, la rigueur. Un mental d’acier pour faire face aux épreuves, celles du sport comme celles de la vie.

Tout le monde a besoin d’une « soupape » pour décompresser. L’important, c’est de trouver quelque chose qui nous ressemble. Certains courent, d’autres nagent…  moi, je soulève de la fonte !

 

Le risque, moteur de l’humanité

Qu’il s’agisse de soulever des charges très lourdes ou de slalomer parmi les rochers saillants d’une montagne, on dépasse ses limites, et on apprend beaucoup sur soi.

Et surtout, on progresse. Physiquement, bien sûr, mais aussi mentalement.

Cette idée du « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », déjà présente chez Nietzsche ou Goethe, a été reprise par l’universitaire Nassim Nicholas Taleb.

Il a développé le concept d’antifragilité, qui s’applique autant aux êtres vivants qu’aux systèmes sociaux ou politiques.

Pour résumer, nos organismes se renforcent au contact de l’adversité, des épreuves et du désordre, mais se fragilisent dans un environnement trop douillet. Ils ont besoin d’être « bousculés » pour renforcer leur structure et améliorer leur fonctionnement.

Cela semble évident, maintenant qu’il est scientifiquement prouvé que la sédentarité et le manque d’activité physique sont des facteurs de maladies graves, comme le cancer, Alzheimer ou les maladies cardiaques !

Nassim Nicholas Taleb postule que nos organismes sont davantage conçus pour résister à la pénurie qu’à l’opulence… Prenez par exemple les bienfaits du jeûne face aux dangers du surpoids ! (rendez-vous ici pour en savoir plus).

Les héros des temps modernes défient le grand froid, le manque d’oxygène, les avalanches… gravissent des montagnes pour redescendre plus forts et meilleurs.

Et au passage, ils apprennent des leçons qui leur serviront toute leur vie.

Je crois profondément que le risque est un des moteurs de l’humanité.

Certains sports périlleux, comme la navigation en solitaire, nous mettent face à l’immensité de la nature et nous rappellent que nous ne sommes rien face à elle.

Je crois que nous avons besoin de leçons d’humilité comme celles-ci à une époque où les Hommes se croient immortels et ont tendance à oublier d’où ils viennent.

Devenir un symbole

Certains sportifs gagnent une influence qui va bien au-delà de leur discipline. Ils peuvent faire naître des idées nouvelles. Ils changent le cours des choses.

Ils deviennent des sources d’inspiration pour des millions de personnes, des symboles auxquels on pense quand on traverse des épreuves.

Je pense notamment à Vitali Klitschko, ancien champion du monde de boxe devenu maire de Kiev, au moment où l’Ukraine était dans la tourmente.

Klitschko, avec sa notoriété internationale et sa stature, est devenu une figure rassurante pour le peuple ukrainien.

Sa réputation de boxeur acharné, intègre et respectueux lui a permis de gagner la confiance des Ukrainiens. Depuis son élection, Vitali Klitschko remplit sa mission avec humilité, sans dérives autoritaires ou mégalomanes.

C’est aussi une des qualités que cultivent de tels sports : la confiance en soi.

Klitschko ne prend pas de risques inutiles pour ses électeurs, mais se plie à leur volonté car il sait ce qu’il vaut : il est déjà une légende de la boxe !

Grâce à leur passion, les sportifs « extrêmes » sont moins enclins à la frustration, et font des leaders plus équilibrés et dignes de confiance.

 

Nous sommes encordés les uns aux autres

Alors, cher Jean-Marc, voici ce que j’aimerais te dire en guise de conclusion :

Ne jugeons pas trop hâtivement ceux qui mettent leur vie en danger pour l’amour du sport. Après tout, ils sont aux commandes de leur vie.  

Bien sûr, il ne faut pas oublier que nos actes engagent aussi les autres : famille, amis, sauveteurs…

L’humanité est comme une horde d’alpinistes, encordés les uns aux autres à la conquête de l’Annapurna 😉

Quand l’un de nous tombe, nous avons tous mal. Mais quand l’un de nous fend le blizzard, nous voilà tous au sommet, heureux et fiers.

C’est toute l’humanité qui progresse. Ces gens-là feront rêver nos enfants.

Nous ne sommes pas immortels. Soit. Mais, quitte à mourir, autant le faire avec passion !

Bien à vous,

Michel Keravec




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60 réponses à “On ne sculpte pas en caressant le marbre”

  1. macé dit :

    plus que court , celui qui cherche la lumière ; au risque de ^perdre la vie ; a quoi il s’expose ? pour moi et très sélectift : je vi e , donc je suis ! capable de poser la vie de L’AUTRE , a la place de la mienne volontairement ,((SAUVER , une vie ; mais trop de candidats a l’exploit attendent des secours en contre parties de leurs dits EXPLOITS ET qu’es ce qu’ils donnent au monde ????????????????????????????????

  2. Lucille Potvin dit :

    J`aimerais vous dire que la lettre de Jean-Marc Dupuis et celle de Michel Keravec m`ont donné l`occasion de cheminer, et de mieux comprendre certaines facettes de moi. Merci à vous deux.

  3. Monique dit :

    Merci pour ces lignes pleines…. d’Humanité

  4. Elena dit :

    Dans la dualité de ce monde, tout est vrai et son contraire de même… Les deux ont raison !…

    Mais pourquoi faire du risque un métier ? On reçoit en cadeau la vie, on se doit la garder. Si la vie demande de risquer, ça c’est autre histoire. Mais sans doute, en toute situation de vie il y a des alternatives, alors il faut bien choisir et aller sur des routes sans risque, tel que possible !
    Bonne journée

    • Catherine dit :

      Très juste. Toute médaille a son revers. Et « cada uno es un mundo » – chaque être humain est différent des autres et a le droit de faire sa vie comme il l’entend. Les deux ont raison, de leur point de vue.

  5. VALERIE Faure dit :

    Bonsoir je partage totalement votre point de vue. Quelquesoit le niveau et la discipline choisie de défit qu’on se lance ils nous font tous progresser et parfois imposent beaucoup de respect. Je crois aussi que les propos de Jean Marc Dupuis ne sont pas dénués de sens parce qu’il arrive que l’activité physique intense révèle une fuite inconsciente d’affronter un vécu douloureux qu’on se refuse à régler inconsciemment aussi. Les êtres humains sont si différents qu on ne peut pas catégoriser un comportement en lui donnant un seul sens. Vous avez donc tous deux raisons.

  6. MoniqueB dit :

    Je suis d’accord avec Michel, l’effort même suprême est parfois une nécessité pour trouver sa force sur le fond, physique et mentale! parfois se dépasser totalement est une nécessité intérieure absolue! acceptons cette différence!

  7. joreg dit :

    Merci Monsieur pour cette mise au point. J’avoue avoir été choquée par les affirmations de Mr Dupuis, qui s’arroge le droit ( à quel titre ? ) de juger des gens qu’il ne connait pas, dont il ignore la vie et les motivations. Pourquoi ces alpinistes ou autres sportifs de haut niveau qui prennent les risques inhérents au sport qu’ils ont choisi seraient-ils des sortes de malades, « avec un problème sous-jacent, un besoin de fuir , d’échapper à leur condition » ? Christophe Colomb, Vasco de Gamma, et plus proches de nous Haroun Tazief,
    Eric Tabarly, d’autres navigateurs, montagnards, découvreurs seraient ils tous des gens qui ont des problèmes sous-jacents ??
    On peut ne pas partager l’idéal de ces gens sans se donner le droit de faire de la « psychanalyse de supermarché » … mais on comprend mieux l’analyse de Mr Dupuis en lisant la suite de sa lettre qui fait la promotion d’un de ses produits sur une approche douce … Dommage, je vais immédiatement me désinscrire de cette lettre, qui devrait être une mine d’informations objectives et non pas une somme de jugements de ce genre.

  8. France Delsaer dit :

    La vie est une grande école et nous y sommes que de passage. C’est à chacun de trouver ce qui le fait grandir et d’apprendre. Non seulement nos expériences, mais aussi celles des autres sont indispensables à notre avancement. Respectons nos différences. Il y a toujours dans l’opinion des autres un petit quelque chose qui fait réfléchir, un petit quelque chose qui peut nous faire avancer un peu plus, quand on veut bien s’y arrêter…

  9. Simone Grava-Jouve dit :

    Je suis 100°/° d’accord avec M. Dupuis. Cette lettre de Michel Keravec me paraît navrante. Vous l’avez publiée, c’est sans doute normal, mais le contenu, non seulement ne me convainc pas, mais me paraît dangereux, puéril, et très mal argumenté. Sans entrer dans les détails, on peut faire du sport, être excellent dans une discipline, refuser d’être un sédentaire, et ne pas céder à ces démons du perpétuel dépassement: surpassement dans des conditions extrêmes qui mettent bêtement la vie en danger (pour prouver quoi? qu’on est » le plus fort », comme dans la cour de récréation?), sans parler de celle des autres. Une seule situation justifie qu’on aille au-delà de ses forces et qu’on prenne des risques inouïs: celle où il faut sauver la vie d’autrui. Le reste est immaturité désolante.

  10. Lavanoux dit :

    Plus l’homme sortira de son confort conformé en partie par le système capitaliste, plus il réalisera que les valeurs de la liberté se trouvent dans l’abnégation, la résilience et surtout dans le dépassement de soi pratiqué intelligemment dans le but d’ être prêt à entamer le combat pour la paix………QUI VEUT LA PAIX PREPARE LA GUERRE QUITTE A Y LAISSER SA VIE

  11. Helise dit :

    Entièrement de votre avis.
    Il faut aller au delà des idéologies et comprendre l’intérêt d’un sport de l’extrême, c’est à dire aller à la limite de ses possibilités physiques et mentales.

    Oui, vous avez raison, le risque est un moteur de l’humanité et si nous sommes en décadence, c’est, en partie à cause du syndrome de besoin du « principe de précaution », qui empêche d’avancer sous des prétextes fallacieux…. qui se disent progressistes, alors qu’ils nous empêchent d’évoluer .

    Toute expérience est bonne, négative ou positive (si tant que que quelqu’un puisse se croire assez grand et intelligent pour savoir ce qui est bon ou mauvais, ce qui est de la prétention vaniteuse.

    De plus, ces expériences de l’extrême permettent également à l’entourage d’expérimenter par l’exemple -ou le contre exemple.

    Cela fait plusieurs fois que je suis en désaccord avec M Dupuis, au point où j’ai bloqué sa lettre dans ma messagerie.

  12. Alcalin dit :

    Les articles et les commentaires sont dérisoires, ils découlent des croyances et illusions de notre « civilisation ».
    Le seul effort qui vaille dans cette forme de vie est le développement de sa spiritualité. Pas la pseudo des « religions », terme abusif, mais celle qui donne un sens réel à cette vie. Courir après ses efforts, vous met en adéquation avec les croyances qui vous maintiennent en esclavage.
    Un simple commentaire n’étant pas suffisant, il est recommandé de commencer à chercher pour comprendre.

  13. Sowa dit :

    Très belle lettre ! Bien sûr, on n’est pas obligé de se pousser à bout : la vie quotidienne demande chaque jour un effort pour ne pas se laisser aller à la facilité. Merci à ceux par qui nous allons tous vers les sommets !

  14. Christian Angogna dit :

    « Rien de nouveau pour l’homme qui peine sous le soleil ». Vanité, quand tu nous tiens…

  15. Bajart dit :

    J’ai beaucoup aimé lire la lettre de Eric Keravec, c’est pour des réflexions de ce genre que je suis abonné à cette feuille de contact. Je ne sais pas qui a raison, peut-être un peu les deux ? Merci

  16. bolf dit :

    L’article est intéressant, mais l’exemple avec Clitschko n’est pas une réussite …. C’était un.bon sportif, mais…..ça s’arrête là , selon les témoignages des habitants de cette ville merveilleuse que Kiev

  17. jeannès dominique dit :

    le sport extreme ne sert qu’a satisfaire les egos des gens.si vous voulez un monde qui aille mieux,battez vous pour apprendre a vos enfants que seule la justice sociale peut élever l’humain,nul besoin de gravir des sommets pour cela.on en ai bien loin dans ce monde d’individualistes.

  18. ALZONDA Jean-Robert dit :

    En effet nous sommes rien face à mère nature, les peuples nomades en savent quelque chose, leur respect envers elle est totale, s’en protéger et profiter de ses richesses pour se nourrir.
    Nous les joyeux citadins sommes coupés des réalités et un peu de neige ou les inondations nous bouleversent dans notre quotidien oubliant la force qui nos entoure , soyons humble envers elle, respectons la
    j’avoue être de l’avis de Jean-Marc,, point n’est besoin de se jeter dans le feu pour voir si ça brule, et en même temps (c’est à la mode !!!) chérissons notre notre corps plutôt que le casser comme un sale gosse cassec ses jouets

  19. jFrémont dit :

    Faut comparer ce qui est comparable, hors sujet disait le prof !! vous ne savait pu quoi dire dans vos lettres ,vous me faites de plus en plus pensée à la presse traditionnelle qui use du papier pour ne rien dire ,dommage ,c’est minable, êtes vous conscient de tord que vous faites aux confrères de la santé naturelle et du coup à ce mouvement que vous défendez ? .. idiot bête !! Même les animaux sont plus intelligent !!

  20. GERMAINE dit :

    Tout à fait d’accord. Et j’ai réagi fortement par le commentaire suivant : « Quelle est la nature de cette lettre ? Une montagne de subjectivité ! Faites votre sport « doux » mais ne dégoûtez pas ceux qui veulent se dépasser. Ils sont nombreux, à tous les niveaux. Ils sont nombreux ceux qui prennent un risque à pratiquer par goût du challenge. Avez-vous au moins une fois dans votre vie eut cette ivresse d’avoir réussi non pas forcément un exploit mais au moins une performance ? Le besoin de se dépasser n’est pas une fuite mais l’envie de vivre un moment de bonheur indicible, profond, intérieur. Le goût de l’effort n’a rien à prouver : c’est avant tout une rencontre avec soi-même. Et cela n’a pas forcément en implication un risque mortel. J’aurais pu me contenter de petits footings mais il m’a pris un jour d’avoir pour objectif le marathon : je l’ai atteint après six ans d’entraînement. J’aurais pu « pêter une durite », juger que cela est un risque idiot… La souffrance du premier – les cuisses durcies d’acide lactique – aurait pu m’arrêter pour réfléchir… Non, j’en garde un souvenir mémorable, personnel. Avec l’endurance, j’ai pu faire de la course de montagne dans un environnement qui me transcende… Et je me dis que si j’avais commencé plus tôt, alors, la Diagonal du Fou, l’UTMB, le GR20… auraient pu être mes leçons de vie. SNI, a qui voulez-vous faire la leçon ? » Un exemple parmi beaucoup d’autres qui illustre que SNI est de moins en moins intéressant.

  21. Charpentier dit :

    Bonjour,
    se surpasser , pourquoi pas. Mais de là à faire prendre des risques quasi insensés à d’autres pour qu’ils viennent vous sauver. NON. Et qu’après cette même alpiniste éreinte les secours parce qu’ils n’ont pas sauvé son compagnon c’est méprisé les gens qui réfléchissent un peu plus. . Dans une salle de boxe on ne met personne en danger sauf soi même peut-être. c’est différent par rapport aux alpinistes par ex.

  22. Jacklyne dit :

    Merci Michel, je suis la mère d’un grand sportif et je me suis toujours demandé quelle erreur j’avais commise (parmi toutes) pour que mon petit doux et rêveur soit devenu un homme au caractère bien trempé…. j’ai enfin compris. Amitié et merci à tous pour vos lettres pleines d’humour et de vie. Jacklyne

  23. Raoul dit :

    «  »Les héros des temps modernes défient le grand froid, le manque d’oxygène, les avalanches… gravissent des montagnes pour redescendre plus forts et meilleurs. »‘
    quand ils réussissent dans leur entreprise et ce n’est que leur sentiment propre, mais quand ils foirent…….et ne veulent pas assumer, et reconnaître les risques qu’ils ont fait prendre à autrui, c’est plutôt minable ….. mais vous aurez un livre
    minable

  24. MONESTIEZ dit :

    « Le goût du travail, l’abnégation, la rigueur » ne s’acquièrent pas forcément en prenant des risques physiques. Et un effort effectué par l’homme n’est pas seulement sportif. Chacun est différent. Il n’y a pas une recette universelle. On apprend aussi des épreuves par un travail sur soi-même et en s’analysant, Cela demande aussi beaucoup d’effort de s’évaluer sans complaisance. . Cela peut permettre aussi de progresser et de devenir aussi des « leaders plus équilibrés et dignes de confiance »…

  25. jipé dit :

    J’apprécie la remarque ironique de Christijack, effectivement, une fois mort on n’est pas plus fort. Ces débats contradictoires me font penser à cette question idiote posée à un enfant « tu préfères papa ou maman ? »
    Par nature, je me range à l’avis de JM Dupuis; du sport oui, indiscutablement. J’ai 68 ans et je fais mes 1h30/2h de sport journaliers. Pas de voiture, pas d’ascenseurs et quand j’ai le choix entre faire un truc grâce à un moyen mécanique ou me servir de mes petits bras (ou mes petits mollets) musclés, je choisis toujours l’option muscles. Mais aller me détruire physiquement ou risquer ma peau pour me « prouver » quelque chose, merci. Pratiquant l’alpinisme il m’est arrivé parfois de me mettre dans des situations limites (sans le faire exprès) je ne peux pas dire que j’en ai gardé des souvenirs exaltés.
    Ceci dit, il existe une catégorie d’individus qui n’arrivent à donner un sens à leur vie qu’en la remettant sans cesse en question. Grand bien leur fasse, c’est leur raison d’être. Et pour conclure, ils auront toujours beau jeu de vous répondre qu’on va tous mourir, alors que ce soit dans un lit d’hôpital branchés de partout ou en Himalaya à 8000m d’altitude, St Pierre nous accueillera tous avec le même sens de l’hospitalité

  26. sam dit :

    Bonjour, je suis neo-nutrition à chaque publication et c’est très enrichissant et je vous en remercie. Cependant même chez les meilleurs on n’est pas à l’abri de l’erreur, hier c’était le McDonald’s et aujourd’hui ce sont les éloges du sport intense.
    Sachez que le sport intense ou même régulier cause de graves séquelles au corps la plupart irréversible comme le développement des cellules de vieillesse ou comme l’addiction au sport comme n’importe quelle drogue ou alcool car l’organisme développe de la dopamine, adrénaline et endorphine!
    Aussi tous les sportifs ne sont pas de grandes figures ce sont les hommes qui font le sportif et non l’inverse ils avaient déjà en eux des valeurs et les qualités mental pour y arriver comme Klitschko, Mohamed Ali, Bruce Lee, Zinédine Zidane…
    La preuve c’est qu’il y a archi majorité de grands personnages de toutes les époques avec de grands exploits mais qui ne sont jamais passer par le sport comme les sportifs il y avait déjà eu des grandes valeurs et les qualités mentales comme Castro, Hugo Chavez, Boumédiène où Napoléon… cela aurait pu être de grands sportifs.

  27. Biondi dit :

    Je viens de lire un ramasssi de bêtises Car d’apres Vous ils est bon de risquer sa vie pour être en forme physiquement et moralement

  28. Le Coz dit :

    Je pense que chacun a raison . Néanmoins il faut faire suivant ses possibilites
    Savoir jusqu’ou on peut aller sans dommages et avec un peu d’entrainement, on peut depasser un peu ses limites . Comme dans toute choser ma part j’adore voir quand je progresse dans le domaine physique, mais je sais aussi que je ne dois pas aller a une certaine limite, sinon la facture est tres lourde en m’immobilisant qq jours . Donc du sport oui mais dans la mesure de chacun

  29. Lucet Liliane dit :

    . J’ai été heurtée par l’article de Jean-Marc Dupuis, un peu donneur de leçons et de jugement à l’emporte-pièce…Je suis une sportive( l’étais surtout), non de l’extrême, mais intensive.
    Aucun problème à régler très particulier…en revanche, et ce sont des médecins qui me l’ont dit: c’est votre excellente forme qui vous a sauvée.( lourde pathologie)
    Forme physique et force mentale, que le sport a forgé et maintenu.
    il y a pire comme drogue.

  30. courtois dit :

    Superbe analyse et bravo aux sportifs

  31. Bonnevie dit :

    Bonjour

    Je partage votre opinion le sport m à permise de me rendre forte
    face à mes difficultée de ma vie
    Force de l endurance.
    Force mentale
    Cordialement Odile

  32. Madame ROBERT dit :

    Il m’arrive de ne pas apprécier les sujets de Mr DUPUIS et j’efface vite … peut être parce que j’ai
    des limites de la pensée et finalement nous ne
    détenons jamais la vérité.
    Par contre, pour les sports extrêmes , Mr DUPUIS peut se poser des questions (ces sportifs meurent très jeunes) et notre corps n’est qu’un emprunt (la mort se charge de nous le récupérer). Mais je comprends également votre position. De plus c’est de l’art. Le seul problème est qu’ils veulent vaincre la mort et qu’à chaque fois çà leur apporte le bonheur (éphémère) qu’il faut toujours reconquérir et çà permet d’oublier la mort. Ne serait ce pas une addiction ? une belle addiction, je vous l’accorde. Ils ont cette liberté, c’est bien et repoussent toujours l’échec c’est à dire la mort à chaque fois (vous les verriez dans un canapé ?). Ils vivent peu de temps mais intensément. Cela s’appelle la conquête de l’inutile mais c’est ce qui les motive à vivre..
    Conclusion : tout le monde a raison pour les avis et laissons ces artistes hors du commun faire ce qu’ils veulent (ils respectent autrui, ne sont pas des assassins (ouf), et font de belles choses tout en raccourcissant leur temps de vie mais là, on ne peut pas juger)
    Je pense également aux hommes et femmes volants dans une combinaison (c’est beau mais destructeur …)
    Cordialement
    Mme ROBERT

  33. puch dit :

    bonjours, personellement, je trouve que ces deux lettres se complétent,
    je ne suis qu un randonneur montagniard mais souvent je me nourri simplement de cette energie, cette beautée ,, et je raméne le repas à la maison sans y avoir touché,je porte 1l ou2 d’eau et ça me suffit c’est merveilleux.

  34. Costa dit :

    M. Keravec, votre témoignage m’a fait beaucoup de bien et me fais reféchir au sens de la vie et à la richesse de la diversité.
    Merci
    Helena

  35. JEAN-LUCIEN COLLIN dit :

    Bonjour,

    Sans rentrer dans cette polémique aussi vieille que la pratique du sport lui-même, tous ces sportifs de l’extrême oublient trop souvent pour ne pas dire toujours que derrière leur pratique extrême c’est la vie des sauveteurs qu’ils engagent !! J’en est été en mer ( de ces sauveteurs ) donc je sais de quoi je parle !!
    Réfléchissons un instant, chacun en ce qui nous concerne, si nous sommes, dans la Vie ( quels que soient les évènements rencontrés), dans une attitude de sauveteur ( donc centré ) ou, comme cela est le cas hélas trop souvent, de « sauveurs » ( dans le triangle infernal des émotions ). Là est à mon sens la vraie et unique question !
    Pour y répondre en toute honnêteté et sans complaisance envers soi-même, encore faut-il avoir fait un vrai « travail personnel », véritable « Everest » d’une Vie et tout aussi enrichissant, voire plus, que de gravir la montagne du même nom.
    Qui, qui qu’il soit, peut se targuer de ne jamais retomber dans le « panneau » ? Pas moi, je vous rassure !!
    Bien amicalement,
    Gaëll

  36. Fred Bobillier, Lutry Suisse dit :

    Tout à fait vrai quand on est seul c’est à dire
    célibataire mais quand on a une famille et des enfants c’est de l’égoïsme et rien d’autre.
    Sans parler des heures passées pour assouvir sa
    passion au lieu de s’occuper de ses enfants.
    A bon entendeur

  37. Pascal SOLAL dit :

    Qui a décrété que le goût du travail était une vertu en soi? La norme sociale.
    Personnellement, je travaille par intermittence (mais très intensément quand je travaille), je suis en excellente santé, je récupère incroyablement bien de la fatigue (travail et manque de sommeil), je sais faire face à l’adversité sans m’effondrer…et tout cela en faisant un peu d’abdos et une demie-heure de marche rapide par jour (donc, sans faire de mal à mon corps, comme le fait le sport extrême). Et sans mettre ma vie en danger, pour me donner l’illusion que je vis intensément.
    La seule chose qui vous blinde, c’est la réflexion, la lecture, les sciences humaines. C’est d’essayer de comprendre pourquoi ce monde est comme il est.

  38. Lucien dit :

    J’ai 71 ans et je fais du depuis bientôt près de soixante ans athlétisme, judo et vélo ,vtt et musculation entre trois quatre fois par semaine .Ce n’est pour éblouir les autres c’est du plaisir et un besoin car si une semaine ou plus je ne peux en faire ,je ne me sent pas bien et je suis en manque.

  39. Pittet charles dit :

    Bonjour,cest avec interet que jai lu les deux articles. Je pense que les annalyse se valent. Laissons chacun dentre nous trouver les solutions qui conviennent, nous sommes en principe responsable de nos destinees. Il ya aussi une dimention importante a ne pas mettre de cote pour des personnes: un moyen de resilience quand la vie n a pastoujours ete tendre avec bon nombre d individus. Amicalemnet.ch.p.

  40. Lise dit :

    Bonjour, je suis d’accord avec vous, cependant je pense que le Dr. Dupuis à voulu faire passer le message que tout le monde ne peut pratiquer les sports et cela peut être dangereux.
    Cordialement
    Lise Alo’E

  41. michel Besse dit :

    Peut on faire d’une généralité
    Un précepte pour tout un chacun ? je ne le crois pas..
    Tout individu est lui ! et l âge est aussi là
    ex: ballade 12 jours chemin de st Jacques et 4 jours après malaise cardiaque alors qu’ il avait préparation et notamment rando + aviron en loisir. .. je reste perplexe .. et maintenant effets secondaires. ..! Bien à vous

    • Helise dit :

      Peut être cette personne en avait elle besoin?
      peut -on se mettre à la palce des autrees?
      En général, nous nous projetons et pensons à travers notre filtre mental et non celui du « voisin »

  42. Soeur Marie Du Precieux Sang dit :

    Tout à fait d’accord avec cette lettre. Retraitée de l’enseignement, j’ai toujours dit à mes élèves de lycée ou de faculté que pour parvenir au but désiré il ne fallait pas viser seulement la moyenne, mais le maximum possible et que c’était le secret de la réussite dans un monde qui s’ affadissait et se noyait dans la facilité. Conquérir son avenir, pour soi et surtout pour les autres!

  43. GIRARD Claude dit :

    D’accord avec Michel Karavec, il faut se dépasser, mais avec un gros bémol sur les sports vraiment extrèmes où les chances de survie sont relativement minces. La lettre de Jean-Marc Dupuis était centrée sur l’ Himalaya, ou jusqu’où ne pas aller trop loin. Parfois, l’égo est l’ennemi du corps.

  44. Cabrier Odette dit :

    cela fait du bien de le lire et c’est tellement Vrai !

  45. SALAUN dit :

    Je mettrais une réserve quant aux risques pris pour sauvés ces aventuriers de l’extrême : voir les prouesses dangereuses réalisées par l’équipe qui a sauvé l’alpiniste française récemment. Et que dire du manque de discernement lorsque son coéquipier a ressenti les premiers signes morbides. Il en est mort ! Renoncer lui aurait sans doute sauvé la vie. Alors son exploit ressemble à un orgueil démesuré.

  46. Anna dit :

    Lecture inspirante !

  47. mestr dit :

    Je ne conteste pas que le sport est bon en soi et pour soi…par contre les sports extrêmes qui impactent la vie des autres me posent le problème de la responsabilité qu’on a des autres justement… Le bien collectif ne doit pas servir à tort et à travers, ni pour justifier l’égo d’une seule personne…

  48. Belot dit :

    Un petit détail Taleb n’est pas universitaire, il déteste les universitaires planqués derrière leur salaire assuré et qui ne mettent pas leur peau en jeux ( voir son dernier livre)

    J’aime bien votre lettre et en même temps c’est très masculin comme réflexion..
    geneviève

  49. Brigitte Lukasik dit :

    Je suis à 1000 pour cent d’accord avec cet article. Bravo. Je pense que tout effort effectué par l’homme pour se grandir quel qu’il soit est bénéfique : bien sûr les sports extrêmes en sont un exemple. J’ai une admiration sans borne quand je vois des handicapés , sportifs ou non, qui luttent , des alcooliques repentis qui résistent, des gens âgés qui montent leurs étages ou leur jardin escarpé. Oui l’humain est fait pour lutter avec lui même et ses capacités.
    Merci pour vos réflexions si bien exposées

  50. Christijack dit :

    Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.
    Et quand cela nous tue, sommes nous devenus plus forts ?
    La voie du milieu, la vie nous donne bien des occasions de devenir plus forts, sans mettre en péril sa vie ou celle des sauveteurs. ..

  51. Plée Dominique dit :

    C’est pour cela que je soutiens Poutine contre le politiquement correct car c’est un judoka de bon niveau.
    Macron, en revanche…

  52. girard dit :

    cet article de KERAVEC est digne d’un Breton délirant – le sport , c’est avant tout cultiver son corps – méthode hébert – et non les performances n’en déplaise à Darwing, Niestche, et autres…! de Coubertin doit se retourner dans sa tombe , avec son bon sens et sa raison  »l’essentiel c’est de participer ». La connerie humaine est incommensurable comme disait Henri LABORIT.

  53. CABUT dit :

    Que quelqu’un cherche ses limites pour ensuite tenter de les dépasser, oui, c’est la vie. Je ne suis pas un adepte du principe de précaution.
    En revanche, que quelqu’un se mette en danger et reproche aux autres de ne pas venir à son secours, je trouve cela indécent.
    Question : faut-il avoir vaincu 15 fois le Nanga-Parbat pour être un bon risk-manager ?

  54. BURLE dit :

    Ce que vous écrivez est juste mais pourquoi rendre public un échange entre collègues ?

  55. MENARD Monique dit :

    Il y a aussi des gens qui risquent leur vie tous les jours pour aller simplement puiser de l’eau pour nourrir leur famille. Et des enfants qui franchissent des précipices pour aller à l’école ….. Alors, l’effort qui pousse à l’extrême, oui …. mais certains n’ont pas choisi. Pour ce qui me concerne, je reste de l’avis de Jean-Marc Dupuis !
    Cordialement

  56. Brulebois jp dit :

    Je partage totalement votre avis et votre analyse!
    Merci.

  57. magnier dit :

    bonjour , merci pour cette vision des choses qui pour ma part est tout a fait exact ,
    papa de 6 enfants , il faut une bonne dose d’équilibre pour aborder les difficultèes de la vie , et pour évacuer la pression rien ne vaut le sport

  58. Girard dit :

    Pas d’accord avec cette lettre. La mise en danger est une folie inutile pour l’humain. Jean-Marc à raison.

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